A.V.C

Elle capte son AVC sur son smartphone

Une habitante de la banlieue de Toronto a pu filmer l’apparition d’une hémiplégie faciale avec son smartphone, permettant à des médecins de diagnostiquer un accident ischémique transitoire.


Elle capte son AVC sur son smartphone

L’histoire est contée par les journalistes des chaînes nord-américaines CBC et CNN : alors que Stacey Yepes vaque à ses occupations quotidiennes, elle ressent une faiblesse brutale d’un côté du corps. Elle pense tout de suite à un AVC… Le temps de se rendre à l’hôpital, les symptômes disparaissent, et les médecins supposent que ceux-ci sont liés au stress…

L’AVC correspond soit à un arrêt brutal de la circulation sanguine au niveau du cerveau entraînant un infarctus cérébral, soit à la rupture d’un vaisseau à l’origine d’une hémorragie dans le cerveau.

Quelques jours plus tard, alors qu’elle est au volant de son automobile, une nouvelle crise survient. Elle se saisit alors de son smartphone pour filmer ses symptômes. Sur la vidéo, on voit très distinctement que seule une partie de son visage est mobile.

La séquence, transmise à l’hôpital, permet aux médecins de confirmer l’intuition de Stacey Yepes : elle a subit une attaque ischémique transitoire, et doit être traitée sans délai (à l’aide d’anticoagulants, pour dissoudre les caillots sanguins).

AVC : les bons réflexes

Comme l’expliquait dans notre émission la neurologue Marie-Germaine Bousser, les symptômes d’un AVC sont extrêmement variable selon la zone du cerveau où l’artère s’est bouchée ou a saigné. Toutefois, le symptôme le plus fréquent est la paralysie et notamment la paralysie de la moitié du corps.

« Ce symptôme est le plus fréquent car les voies motrices traversent tout le cerveau », soulignait le professeur Bousser. « Dès qu’il y a un accident vasculaire, infarctus ou hémorragie d’une certaine importance, en général il y a une hémiplégie complète ou pas. Si la zone du langage est touchée, la perte du langage (aphasie) peut être un symptôme. S’il s’agit de la zone arrière du cerveau, zone de la vision, on peut perdre une partie de la vision… »

Si le défaut d’irrigation est léger, et peut régresser de lui-même, ces symptômes peuvent être transitoires. Ces accidents doivent toutefois être pris au sérieux. « Il s’agit d’une urgence et il faut trouver la cause et mettre en route le traitement pour éviter l’infarctus. »

Pour le Pr. Mathieu Zuber, chef de service de neurologie au groupe hospitalier Paris Saint-Joseph, une telle paralysie « annonce dans les minutes ou dans les heures qui suivent, un véritable problème. Pendant 2-3 minutes on n’est plus capable de terminer un mot. On bute sur un mot, on confond les mots… puis cela revient d’un coup à la normale. Quand on présente ces symptômes, il faut appeler le 15.

Source : http://www.allodocteurs.fr du 21 Juin 2014

Prévention des AVC : l’Académie de médecine déconseille les nouveaux anticoagulants oraux

Dans un rapport validé le 10 juin et désormais en libre-accès, l’Académie de Médecine invite les professionnels de santé à ne pas prescrire systématiquement les « nouveaux anticoagulants oraux » (NACO) en première intention, et de leur préférer les anciens.

Les anticoagulants sont des médicaments qui ont pour but de rendre le sang plus fluide, afin de prévenir les thromboses, autrement dit la formation d’un caillot qui risque d’obstruer un vaisseau sanguin. Ces médicaments sont également destinés à limiter l’extension d’une thrombose déjà existante et la formation d’un nouveau caillot. On les utilise aussi après une intervention chirurgicale, à titre préventif.

Longtemps, les seuls traitements anticoagulants oraux disponibles ciblaient l’action clef de la vitamine K dans le processus chimique de la coagulation. Ce sont les « AVK » (pour « antagonistes de la vitamine K »). Depuis 2008, plusieurs autres types d’anticoagulants oraux ont vu le jour.

Ces « NACO » ne nécessitent pas de surveillance de leur activité anticoagulante.

Sans antidote

En revanche – et c’est ce qu’observe l’Académie de Médecine dans son rapport – du fait que cette surveillance n’est pas nécessaire, la possibilité d’adapter la posologie à chaque patient est diminuée. Par ailleurs, ces médicaments sont, contrairement aux AVK, sans antidote. En cas d’urgence chirurgicale, notamment, cette situation est donc très problématique.

« Les principaux effets indésirables [des NACO] concernent d’abord les accidents hémorragiques (surtout la sphère digestive et plutôt dans les indications médicales) puis thromboemboliques, plutôt au décours de la chirurgie », précise l’Académie de Médecine. Les NACO, enfin, « ne sont pas dénués d’interactions médicamenteuses. »

En l’état actuel des données de la littérature et au vu de celles résultant des pratiques encore récentes, l’Académie souligne « les NACO doivent être considérés comme peu différents des AVK », aussi bien « en termes d’efficacité » que de « risque ».

A réserver à des cas particuliers

Selon les auteurs du rapport, il n’existe à l’heure actuelle « aucun argument scientifique », pour privilégier les NACO par rapport aux AVK pour prévenir les accidents vasculaires cérébraux et des embolies systémiques chez les patients souffrant de fibrillation auriculaire.

« La prudence voudrait qu’un patient bien équilibré par un AVK poursuive son traitement », poursuivent-ils, « d’autant que la période de substitution est toujours à risque malgré les précautions prises. »

Néanmoins, l’Académie observe que « le fait de prescrire un NACO en première intention est scientifiquement et réglementairement licite ». Ils soulignent en revanche que cette prescription est essentiellement pertinente pour :

  • les patients pour lesquels les AVK sont contre-indiqués ou mal tolérés
  • les patients sous AVK, mais dont les indicateurs de la coagulation sanguine (INR) sont peu stables
  • les patients qui acceptent mal les contraintes liées à la surveillance de leur INR
  • les patients qui s’avèrent incapables d’adapter convenablement leur traitement à leur INR.

Source : http://www.allodocteurs.fr du 14 Mai 2014

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