Perdre du poids à tout âge diminue les risques cardiovasculaires

Il n’y a plus de doute aujourd’hui, tant cela a été démontré, que la prise de poids comporte un risque pour la santé cardio-vasculaire. Le professeur John Deanfield, de University College London, a voulu démontrer l’inverse, c’est-à-dire que la perte de poids même temporaire diminurait les risques liés au cœur, dont principalement le diabète et l’hypertension. Les résultats de son étude, UK Medical Research Council National Survey of Health and Development (NSHD), viennent d’être publiés sur Lancet Diabetes and Endocrinology.

L’étude consiste en le suivi de 1273 individus depuis leur enfance, femmes et hommes confondus, pendant près 60 ans de mars 1946 à aujourd’hui. Les chercheurs les ont classés en plusieurs catégories selon leur IMC : poids normal, surpoids et obésité. L’objectif était de mesurer l’impact de pertes pondérales à tout âge, même temporaires, sur le long terme. Les résultats ont démontré que l’excès de masse graisseuse durable entraîne une augmentation des risques cardio-vasculaires. Mais les risques tendent à diminuer pour chaque perte de poids et donc pour chaque baisse de l’IMC (Indice de Masse Corporelle).

L’exposition durable à une forte masse corporelle, facteur de risque

Le risque cardiovasculaire est évalué grâce à l’épaisseur de la paroi carotidienne et le taux de pression artérielle. Les tests effectués sur les participants à l’étude ont mis en évidence que les individus qui avaient été exposés à une forte masse corporelle plus longtemps avaient de plus mauvaises mesures de la paroi de leurs artères carotides ainsi qu’une pression artérielle plus élevée comparé à ceux qui avaient su baisser leur adiposité. Le diabète est également une des conséquences de l’exposition du corps à une forte masse graisseuse constante.

Ainsi une perte de poids à tout âge est bénéfique pour la santé cardio-vasculaire d’un individu, et ces bénéfices demeurent même si une reprise de poids est observée. Cependant des mesures de précaution doivent être adoptées en cas de régime alimentaire, particulièrement chez les personnes plus âgées.

Le besoin urgent de mesures de santé publique

Le professeur Jean-Michel Lecerf, chef du service de nutrition à l’institut Pasteur de Lilles, a donc exprimé son opinion. « De la même manière qu’on a toujours intérêt à réduire sa consommation de tabac, il est bénéfique pour la santé cardiovasculaire de perdre du poids, même si c’est quelques kilos et même après 55 ans ».

Cependant, un message positif est véhiculé par l’étude, il n’y aurait pas de risques cardio-vasculaires engendrés par l’obésité infantile sur le long terme si les problèmes de poids de l’enfant s’améliorent avant sa maturité. Il est donc conseillé d’agir le plus tôt possible sur l’hygiène de vie, la condition physique et l’alimentation. Les mesures de santé publique ont tout intérêt à être encouragées, comme c’était le cas avec la taxe soda en janvier 2012. D’autant plus que seulement 2% des participants sur toute l’étude ont abouti à une baisse de catégorie d’IMC à l’âge adulte. Malgré les campagnes de prévention et les mesures prises par le gouvernement, le pourcentage d’obésité en France ne cesse de croître avec 15% de la population estimée obèse en 2012.

Source : www.allo-medecins.fr du 3 Juin 2014

 

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