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Cœur artificiel : Carmat confirme une seconde implantation

Deux des quatre patients sur lesquels il est prévu d’essayer cette prothèse l’ont déjà reçue. Nous pensons fort à à ces personnes porteuses d’espoir !

Un deuxième cœur artificiel a bien été implanté par la société Carmat. Le lundi 10 septembre, le groupe a confirmé cette information qui avait déjà été diffusée dans plusieurs médias la semaine dernière. Il remercie « les équipes expérimentées du CHU de Nantes » (Loire-Atlantique), où a eu lieu l’opération ainsi que « les équipes cliniques de nos centres investigateurs ». Aucun résultat de l’opération ne sera donné avant le fin de l’essai en cours sur le patient qui vient de recevoir la prothèse.
Carmat précise « avoir accompli la moitié de l’essai de faisabilité » de la bioprothèse. Cela signifie que deux des quatre patients sur lesquels il est prévu d’essayer cette prothèse l’ont déjà reçue. Le premier, Claude Dany, 76 ans, était décédé 75 jours après l’installation de la prothèse cardiaque dans son corps. Une défaillance technique avait été mise en avant comme explication au décès survenu le 2 mars.

Une opération réalisée il y a plus d’un mois
La société Carmat avait annoncé qu’elle maintenait son programme d’essais comprenant quatre patients « au pronostic vital engagé à brève échéance ». Elle avait annoncé le 16 juillet avoir été autorisée à reprendre les essais de son cœur artificiel. Pour ces premiers essais, Carmat considère que l’opération est un succès si le patient survit pendant 30 jours et s’il récupère une utilisation « fonctionnelle des organes vitaux ». Il reste deux patients à sélectionner pour de futurs essais.
Le cœur artificiel Carmat vise à remplacer définitivement un cœur défaillant. Sa particularité est qu’il est recouvert à l’intérieur de « biomatériaux » qui proviennent de tissus animaux. Son poids de 900 grammes le réserve pour l’instant à des gens d’une certaine corpulence. Son prix est par ailleurs très élevé, estimé par les analystes entre 140 000 € et 180 000 € alors qu’une transplantation classique coûte        250 000 € en France. La Bourse a en tout cas salué ce nouvel essai. Après avoir gagné plus de 3% peu après l’ouverture, le titre de Carmat était stable ce lundi à 89,69 € vers 11 heures, après avoir progressé vendredi dernier d’environ 10% à la suite des rumeurs sur une nouvelle opération.
Cette opération a eu lieu il y a plus d’un mois, le 5 août, annonce la ministre de la Santé, Marisol Touraine, dans un communiqué. « Cette intervention confirme que la transplantation cardiaque entre dans une nouvelle ère, grâce à l’engagement et au talent des chercheurs et à l’esprit d’entrepreneur des médecins français ». Elle précise en outre que l’intervention s’est déroulée « dans de bonnes conditions » et qu’elle a été conduite par le Pr Daniel Duveau et son équipe, en collaboration avec le Pr Christian Latrémouille, qui avait réalisé la première implantation d’un coeur Carmat en décembre 2013, et en présence du Pr Alain Carpentier, l’inventeur de la prothèse et cofondateur de la société Carmat.

Source : http://www.leparisien.fr le 8 Septembre 2014

Micra TPS : l’installation réussie du plus petit pacemaker

Le pacemaker mesure un dixième de la taille traditionnelle

En mars dernier, les deux chirurgiens Philippe Ritter et Pierre Bordachar ont opéré au CHU de Bordeaux un patient souffrant de fibrillation auriculaire, le trouble de rythme cardiaque le plus fréquent en France, et ont pour la première fois installé le pacemaker développé par l’entreprise Medtronic spécialisée dans les technologies médicales. Ce pacemaker, dénommé « Micra Transcatheter Pacing System » (Micra TPS), mesure 26 millimètres de long et pèse 2 grammes seulement, soit un dixième de la taille d’un stimulateur cardiaque classique.

 

Traditionnellement, le boitier du pacemaker était implanté sous la clavicule et était relié au cœur par des câbles. Deux sondes aboutissaient au ventricule droit et à l’oreillette droite transmettant les impulsions électriques lorsque le rythme cardiaque était insuffisant. Cette technique présentait de nombreux problèmes. Premièrement, les fils électriques dans les vaisseaux sanguins pour relier le pacemaker à l’organe pouvaient créer des occlusions veineuses. Ensuite il y avait un fort risque d’infection. Et enfin, l’opération nécessitait d’inciser la poitrine et d’installer une poche chirurgicale sous la peau, provoquant des cicatrices disgracieuses.

Une intervention réduite à 50 min

Grâce à l’introduction de ce nouveau petit stimulateur cardiaque mini-invasif, le temps de l’intervention a été réduit, ainsi que la durée de convalescence du patient.  A Bordeaux, l’opération a duré 50 min seulement. Sans sonde et entièrement autonome (aucun besoin de piles au lithium), le nouveau pacemaker est mis en place directement dans le cœur par un cathéter inséré dans la veine fémorale. Une fois installé, il est attaché aux parois du ventricule par de petites ancres. Il délivre les impulsions électriques qui régulent le rythme cardiaque grâce à une électrode.

Le patient opéré est aujourd’hui en pleine santé et le pacemaker Micra TPS a été installé chez 6 autres patients âgés de 53 à 89 ans en France et 80 au total dans le monde. Son efficacité est actuellement testée dans le cadre d’un essai clinique sponsorisé par la société Medtronic. L’étude inclut 780 patients dans plus de 50 centres. Les premiers résultats seront disponibles bientôt.

Source : www http://www.allo-medecins.fr du 24 Juin 2014

Elle capte son AVC sur son smartphone

Une habitante de la banlieue de Toronto a pu filmer l’apparition d’une hémiplégie faciale avec son smartphone, permettant à des médecins de diagnostiquer un accident ischémique transitoire.


Elle capte son AVC sur son smartphone

L’histoire est contée par les journalistes des chaînes nord-américaines CBC et CNN : alors que Stacey Yepes vaque à ses occupations quotidiennes, elle ressent une faiblesse brutale d’un côté du corps. Elle pense tout de suite à un AVC… Le temps de se rendre à l’hôpital, les symptômes disparaissent, et les médecins supposent que ceux-ci sont liés au stress…

L’AVC correspond soit à un arrêt brutal de la circulation sanguine au niveau du cerveau entraînant un infarctus cérébral, soit à la rupture d’un vaisseau à l’origine d’une hémorragie dans le cerveau.

Quelques jours plus tard, alors qu’elle est au volant de son automobile, une nouvelle crise survient. Elle se saisit alors de son smartphone pour filmer ses symptômes. Sur la vidéo, on voit très distinctement que seule une partie de son visage est mobile.

La séquence, transmise à l’hôpital, permet aux médecins de confirmer l’intuition de Stacey Yepes : elle a subit une attaque ischémique transitoire, et doit être traitée sans délai (à l’aide d’anticoagulants, pour dissoudre les caillots sanguins).

AVC : les bons réflexes

Comme l’expliquait dans notre émission la neurologue Marie-Germaine Bousser, les symptômes d’un AVC sont extrêmement variable selon la zone du cerveau où l’artère s’est bouchée ou a saigné. Toutefois, le symptôme le plus fréquent est la paralysie et notamment la paralysie de la moitié du corps.

« Ce symptôme est le plus fréquent car les voies motrices traversent tout le cerveau », soulignait le professeur Bousser. « Dès qu’il y a un accident vasculaire, infarctus ou hémorragie d’une certaine importance, en général il y a une hémiplégie complète ou pas. Si la zone du langage est touchée, la perte du langage (aphasie) peut être un symptôme. S’il s’agit de la zone arrière du cerveau, zone de la vision, on peut perdre une partie de la vision… »

Si le défaut d’irrigation est léger, et peut régresser de lui-même, ces symptômes peuvent être transitoires. Ces accidents doivent toutefois être pris au sérieux. « Il s’agit d’une urgence et il faut trouver la cause et mettre en route le traitement pour éviter l’infarctus. »

Pour le Pr. Mathieu Zuber, chef de service de neurologie au groupe hospitalier Paris Saint-Joseph, une telle paralysie « annonce dans les minutes ou dans les heures qui suivent, un véritable problème. Pendant 2-3 minutes on n’est plus capable de terminer un mot. On bute sur un mot, on confond les mots… puis cela revient d’un coup à la normale. Quand on présente ces symptômes, il faut appeler le 15.

Source : http://www.allodocteurs.fr du 21 Juin 2014

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